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Protège-tibias rugby : le guide ultime pour choisir, comparer et éviter les blessures en mêlée (2026)

by rfopu
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Le protège-tibias est l’un des équipements de protection les plus sous-estimés du rugby. Pourtant, avec un taux de blessures aux membres inférieurs parmi les plus élevés de tous les sports collectifs — jusqu’à 120 incidents pour 1 000 heures de match selon les données de la FFR — négliger la protection de ses tibias, c’est prendre un risque inutile à chaque engagement. Que vous soyez pilier, troisième ligne ou ailier, que vous évoluiez en club amateur ou en compétition fédérale, le bon protège-tibias peut faire la différence entre une saison complète et plusieurs semaines d’arrêt forcé.

Dans ce guide complet, nous allons couvrir absolument tout ce que vous devez savoir : les critères de sélection essentiels, les matériaux à privilégier selon votre poste de jeu, les bonnes méthodes pour trouver la taille parfaite, les meilleures marques du marché, et les techniques d’entretien qui prolongeront la vie de votre équipement. Vous trouverez aussi des conseils pratiques issus du terrain, des comparatifs et des réponses aux questions les plus fréquentes des rugbymen.


Sommaire

  1. Pourquoi le protège-tibias est indispensable au rugby
  2. Les critères de protection essentiels à connaître avant d’acheter
  3. Matériaux : lequel choisir selon votre poste de jeu ?
  4. Taille et ajustement : comment éviter les erreurs les plus communes
  5. Les différents types de protège-tibias disponibles sur le marché
  6. Comparatif des meilleures marques de protège-tibias rugby
  7. Protège-tibias avec ou sans protection des malléoles ?
  8. Protège-tibias pour enfants et adolescents : spécificités
  9. Entretien, nettoyage et durabilité de vos protections
  10. Combien dépenser ? Budget et rapport qualité-prix
  11. FAQ : les questions les plus posées sur les protège-tibias de rugby

1. Pourquoi le protège-tibias est indispensable au rugby

Contrairement au football, où les impacts sur les tibias proviennent principalement de tacles et de contacts directs, le rugby expose les joueurs à une combinaison de chocs beaucoup plus complexe. En mêlée, les tibias subissent des pressions latérales prolongées, des coups de pied accidentels, des frottements répétés sur les crampons adverses et des chocs en compression lors des effondrements. Hors mêlée, les plaquages bas, les rucks et les mauls génèrent des impacts brutaux qui peuvent fracturer, contusionner ou écorcher gravement le tibia.

Le tibia est un os particulièrement vulnérable pour une raison anatomique simple : contrairement au fémur entouré de masse musculaire, le tibia antérieur est recouvert d’une fine peau et d’un périoste directement exposé. Un coup direct sans protection peut provoquer une périostite douloureuse, une fracture de fatigue ou dans les cas les plus graves, une fracture complète nécessitant une intervention chirurgicale.

Les statistiques confirment cette réalité : les blessures aux membres inférieurs représentent entre 40 et 55 % de l’ensemble des traumatismes recensés chez les rugbymen, toutes catégories confondues. La cheville, le genou et le tibia constituent le trio de zones les plus touchées. Porter un protège-tibias adapté réduit significativement ce risque, à condition que l’équipement soit de qualité et correctement ajusté.

Par ailleurs, l’obligation de port du protège-tibias varie selon les compétitions et les catégories d’âge. Dans les catégories jeunes (U8 à U14 selon les ligues régionales), le port est souvent rendu obligatoire par les règlements locaux. En senior, il reste fortement recommandé mais rarement imposé. Renseignez-vous auprès de votre club ou de votre ligue pour connaître les règles spécifiques à votre championnat.


2. Les critères de protection essentiels à connaître avant d’acheter

Choisir un protège-tibias ne se résume pas à prendre le premier modèle venu au rayon sport. Plusieurs critères techniques déterminent l’efficacité réelle d’une protection, et il vaut mieux les connaître avant de passer à la caisse.

L’épaisseur et la densité du rembourrage

C’est le critère numéro un. Un rembourrage trop fin ne fera qu’amortir les petits chocs sans protéger contre les impacts violents de la mêlée. La règle de base : un minimum de 1,5 cm d’épaisseur pour un usage en entraînement, et au moins 2 cm pour la compétition. Mais l’épaisseur seule ne suffit pas — la densité du matériau est tout aussi importante. Une mousse trop souple s’écrase au premier choc et ne remplit plus sa fonction. Une mousse haute densité, en revanche, conserve ses propriétés amortissantes même après des centaines d’impacts.

La surface de couverture

Un bon protège-tibias doit couvrir l’intégralité du tibia, de la malléole interne jusqu’au bord inférieur du genou. Les modèles trop courts laissent exposée la partie haute du tibia, particulièrement vulnérable lors des mêlées fermées et des effondrements. À l’inverse, un modèle trop long remontera sous le genou et gênera la flexion. La surface idéale s’adapte à la longueur exacte de votre tibia, mesurée selon la méthode expliquée plus loin dans ce guide.

La certification et les normes de qualité

Un protège-tibias certifié vous garantit qu’il a passé des tests standardisés d’absorption des chocs et de résistance mécanique. Deux certifications principales existent dans le monde du rugby :

  • Le marquage CE : obligatoire pour tout équipement de protection sportive vendu en Europe. Il atteste d’une conformité aux exigences de base en matière de sécurité.
  • La certification World Rugby (anciennement IRB) : c’est la référence spécifique au rugby. Elle impose des tests d’impact à 20 G minimum, des épreuves de résistance aux frottements et des contrôles de durabilité sur cycles répétés. Pour toute utilisation en compétition officielle, préférez impérativement un modèle portant cette accréditation.

Méfiez-vous des protège-tibias bon marché sans marquage CE ni mention de certification sur l’emballage. Ils peuvent sembler suffisants à l’œil, mais leur niveau de protection réel est souvent bien inférieur aux standards recommandés.

La rigidité et la flexibilité de la coque

La coque externe — quand elle existe — peut être rigide, semi-rigide ou souple. Chaque option correspond à un usage différent :

  • Coque rigide (polycarbonate, polypropylène) : protection maximale, idéale pour les avants. En contrepartie, elle est plus lourde et limite légèrement la mobilité.
  • Coque semi-rigide : bon compromis pour les troisièmes lignes et les demis, qui ont besoin de protection sans sacrifier l’agilité.
  • Sans coque rigide (rembourrage seul) : convient aux positions de jeu à faible exposition directe aux impacts (arrières, ailiers). Légèreté maximale, mais protection moindre.

Le système de fixation

Un protège-tibias qui glisse est un protège-tibias inutile — voire dangereux. Les systèmes de fixation disponibles sur le marché sont variés :

  • Sangles velcro : rapides à mettre et régler, mais perdent en efficacité avec l’usure et l’humidité.
  • Sangles élastiques avec boucle plastique : plus durables, résistantes aux conditions de jeu difficiles.
  • Protège-tibias intégrés dans une chaussette de compression : maintien optimal, absence de glissement, mais ajustement moins personnalisable.
  • Manchon néoprène : maintien excellent et confort accru, souvent utilisé pour les modèles haut de gamme.

3. Matériaux : lequel choisir selon votre poste de jeu ?

Le marché propose aujourd’hui une grande variété de matériaux, et le bon choix dépend directement de votre poste sur le terrain. Voici un tour d’horizon complet.

Mousse EVA haute densité

La mousse EVA (Ethylène-Vinyle-Acétate) est le matériau le plus répandu dans les protège-tibias de rugby. Légère, économique et offrant une bonne absorption des chocs, elle convient à la plupart des joueurs. La version haute densité est particulièrement recommandée pour les postes exposés aux impacts frontaux répétés (première et deuxième ligne). Son principal avantage : elle conserve sa forme dans le temps et ne se tasse pas aussi rapidement que les mousses basiques.

Gel viscoélastique

Matériau premium par excellence, le gel viscoélastique — parfois appelé gel D3O ou gel thermoplastique — a la particularité d’être souple au toucher normal mais de durcir instantanément à l’impact. Cette propriété unique offre une protection d’un niveau supérieur tout en garantissant un confort de port optimal. Il s’adapte parfaitement à la morphologie du tibia, éliminant les points de pression. Idéal pour les troisièmes lignes, les demis de mêlée et les joueurs souhaitant allier protection maximale et mobilité.

Polycarbonate et polypropylène

Ces matériaux thermoplastiques rigides sont utilisés pour les coques externes des protège-tibias haut de gamme. Le polycarbonate offre une excellente résistance aux chocs tout en restant relativement léger. Le polypropylène est plus économique mais légèrement plus lourd. Ces coques rigides répartissent la force de l’impact sur une surface plus large, réduisant la pression localisée sur le tibia.

Mousse mémoire de forme

Très utilisée dans les équipements sportifs premium, la mousse mémoire de forme épouse exactement la morphologie du tibia après quelques utilisations. Elle offre un confort personnalisé incomparable. En revanche, elle peut mettre du temps à retrouver sa forme initiale après un impact, ce qui la rend moins adaptée aux contacts très rapprochés et répétitifs de la mêlée.

Tableau récapitulatif matériaux / postes

PosteMatériau recommandéType de coquePriorité
Pilier (1, 3)EVA haute densitéRigide polycarbonateProtection maximale
TalonneurEVA haute densitéRigide ou semi-rigideProtection + maintien
Deuxième ligneEVA + gel viscoélastiqueSemi-rigideProtection + mobilité
Troisième ligneGel viscoélastiqueSemi-rigideMobilité + protection
Demi de mêléeMousse mémoire de formeSouple ou sansLégèreté + confort
Demi d’ouvertureMousse légèreSans ou soupleLégèreté maximale
CentresMousse légère haute absorptionSansVitesse + légèreté
Ailiers / ArrièreRembourrage minimalSansLégèreté absolue

4. Taille et ajustement : comment éviter les erreurs les plus communes

Le dimensionnement est probablement la source d’erreurs la plus fréquente chez les joueurs qui choisissent leurs protège-tibias. Un modèle trop grand glisse à chaque sprint. Un modèle trop petit crée des points de compression douloureux et ne couvre pas suffisamment le tibia.

Comment mesurer correctement son tibia

La mesure correcte s’effectue en deux étapes :

  1. Asseyez-vous et fléchissez la jambe à 90°, pied à plat au sol. Cette position reproduit la posture adoptée en mêlée et en flexion défensive.
  2. Mesurez la distance entre le bord inférieur de votre rotule et la pointe de votre malléole interne (la bosse osseuse à l’intérieur de la cheville).

Cette mesure en centimètres correspond à la longueur de tibia à protéger. Comparez-la au tableau de tailles fourni par le fabricant — chaque marque a ses propres correspondances, il ne faut donc pas se fier uniquement aux tailles S/M/L/XL.

Les tailles standard du marché

À titre indicatif, voici une correspondance générale :

TailleLongueur de tibia approximativeProfil type
XSMoins de 28 cmEnfants 8-10 ans
S28-32 cmAdos, gabarits légers
M32-36 cmAdultes standard
L36-40 cmAdultes grands gabarits
XLPlus de 40 cmAvants de grande taille

Le test d’ajustement final

Avant tout achat définitif ou avant le premier match, effectuez ce test simple : portez vos chaussettes de rugby par-dessus le protège-tibias, comme vous le feriez en match. Exécutez ensuite cinq flexions complètes, une course sur place et quelques changements de direction. Le protège-tibias ne doit :

  • ni glisser vers le bas
  • ni former de plis dans la chaussette
  • ni comprimer la partie haute du mollet
  • ni gêner la flexion du genou ou de la cheville

Si l’un de ces points n’est pas respecté, changez de taille ou de modèle.


5. Les différents types de protège-tibias disponibles sur le marché

Le marché propose plusieurs grandes familles de protège-tibias. Chacune répond à des besoins spécifiques.

Les protège-tibias classiques à sangles

C’est le type le plus répandu et le plus économique. Composé d’une coque de protection maintenue par une ou deux sangles passant derrière le mollet, il est facile à mettre et à enlever. Le principal inconvénient est la tendance à glisser lors des efforts intenses, surtout si les sangles ne sont pas de qualité.

Les protège-tibias intégrés dans une chaussette de compression

De plus en plus populaires, ces modèles intègrent la protection directement dans une chaussette moulante. Le maintien est excellent, il n’y a aucun risque de glissement, et le confort de port est supérieur. En revanche, ils sont moins ajustables et nécessitent d’être lavés plus fréquemment avec l’ensemble chaussette-protection. Ils sont particulièrement appréciés des demis et des trois-quarts.

Les protège-tibias avec manchon néoprène

Le manchon en néoprène remplace les sangles traditionnelles par un fourreau élastique qui enveloppe l’ensemble du tibia. Ce système offre un maintien optimal et une chaleur musculaire accrue, appréciée lors des matches hivernaux. Très utilisés par les troisièmes lignes et les demis de mêlée, ces modèles sont légèrement plus contraignants à enfiler mais garantissent une stabilité parfaite durant tout le match.

Les protège-tibias avec protection malléolaire intégrée

Cette variante inclut une protection supplémentaire au niveau des chevilles, particulièrement utile pour les avants exposés aux impacts latéraux en mêlée. Plus complets mais aussi plus encombrants, ils constituent le choix de prédilection des piliers et des deuxièmes lignes évoluant à un niveau compétitif élevé.

Les protège-tibias modulables

Certains fabricants proposent des systèmes modulaires permettant d’ajuster l’épaisseur du rembourrage, d’ajouter ou retirer des extensions malléolaires, ou d’adapter la rigidité de la coque. Plus onéreux, ils offrent une personnalisation maximale et s’avèrent rentables sur plusieurs saisons.


6. Comparatif des meilleures marques de protège-tibias rugby

Gilbert Rugby

Référence mondiale du rugby, Gilbert propose des protège-tibias fiables, certifiés World Rugby et disponibles dans toutes les tailles. Leurs modèles milieu de gamme offrent un excellent rapport qualité-prix pour les joueurs en compétition. La gamme Synergie est particulièrement appréciée pour sa coque semi-rigide polyvalente.

Canterbury (CCC)

Canterbury est l’une des marques les plus portées dans les clubs en France et en Angleterre. Leurs protège-tibias se distinguent par leur finition soignée, leur durabilité et leur confort de port. La gamme Raze utilise un système de fixation par manchon élastique apprécié des avants pour sa stabilité.

Adidas Rugby

Adidas propose des modèles plus orientés vers les trois-quarts et les postes mobiles : légers, respirants, avec une protection efficace sans excès de rigidité. Leurs protège-tibias avec gel intégré sont particulièrement bien notés par les utilisateurs.

Nike Rugby

Nike s’est imposé sur le marché avec des protège-tibias au design soigné et à la technologie Nike Foam absorbante. Leurs modèles conviennent parfaitement aux joueurs recherchant légèreté et discrétion, mais sont généralement moins adaptés aux postes de mêlée intensive.

Optimum Rugby

Marque spécialisée dans les équipements de protection rugby, Optimum propose des protège-tibias techniques à prix compétitifs. Leur gamme Razor est souvent citée comme l’un des meilleurs rapports qualité-prix du marché pour les avants.

Rhino Rugby

Rhino Rugby est une marque britannique réputée dans les clubs amateur et semi-pro. Ses protège-tibias Stadia et Pro offrent des niveaux de protection élevés avec des matériaux de qualité supérieure. Idéaux pour les joueurs en compétition régionale ou nationale.


7. Protège-tibias avec ou sans protection des malléoles ?

La question de la protection des malléoles divise les rugbymen. Voici les arguments des deux camps.

Avec protection malléolaire : pour qui ?

La protection malléolaire s’adresse en priorité aux avants — piliers, talonneurs et deuxièmes lignes — qui subissent des impacts latéraux répétés lors des mêlées, des rucks et des mauls. Les malléoles (les bosses osseuses de la cheville) sont des zones sans masse musculaire protectrice, et un coup direct peut provoquer une fracture ou une entorse sévère.

Les protège-tibias avec protection malléolaire intégrée offrent une couverture complète de la jambe inférieure. Ils sont certes légèrement plus encombrants, mais la sécurité supplémentaire qu’ils apportent justifie pleinement leur utilisation pour les postes exposés.

Sans protection malléolaire : pour qui ?

Pour les trois-quarts — centres, ailiers, arrière — la priorité est la légèreté et la liberté de mouvement. Ces joueurs sont moins exposés aux impacts directs sur les malléoles et ont besoin de toute leur mobilité pour les appuis, les changements de direction et les accélérations. Un protège-tibias simple, couvrant uniquement le tibia, est généralement suffisant pour ces postes.


8. Protège-tibias pour enfants et adolescents : spécificités

Chez les jeunes rugbymen, la protection des tibias est encore plus importante qu’en senior. Le squelette en développement est plus vulnérable aux traumatismes osseux, et une blessure mal soignée à un âge clé peut avoir des conséquences sur la croissance.

Adapter la protection à l’âge et au gabarit

Les protège-tibias pour enfants doivent répondre aux mêmes critères de qualité que les modèles adultes, mais être adaptés aux gabarits plus petits et aux morphologies en développement. Évitez d’acheter un modèle adulte trop grand en espérant que l’enfant « grandira dedans » : un protège-tibias mal ajusté ne protège pas correctement et peut même créer des gênes à la croissance.

Plusieurs marques proposent des gammes spécifiques junior : Gilbert Junior, Canterbury Kids, Adidas Youth. Ces modèles sont conçus avec des rembourrages adaptés aux intensités de jeu des catégories jeunes.

Certification obligatoire en catégories jeunes

Pour les catégories U8 à U14, vérifiez que le protège-tibias porte la certification CE et, idéalement, la validation World Rugby. Les ligues régionales imposent parfois des niveaux de protection minimaux — renseignez-vous auprès de votre comité territorial.

Renouvellement plus fréquent

Un enfant en croissance change de taille plus vite qu’un adulte. Vérifiez l’ajustement de son protège-tibias au début de chaque saison et n’hésitez pas à le renouveler si la taille ne correspond plus. Un protège-tibias devenu trop petit perd en efficacité et devient inconfortable.


9. Entretien, nettoyage et durabilité de vos protections

Un protège-tibias de qualité peut durer deux à trois saisons en usage intensif — à condition d’être correctement entretenu. Voici les bonnes pratiques à adopter dès le premier match.

Nettoyage après chaque utilisation

L’erreur la plus fréquente est de ranger le protège-tibias encore humide et souillé après le match. La sueur, la boue et les résidus de gazon créent un environnement idéal pour le développement de bactéries, de champignons et de mauvaises odeurs persistantes.

La procédure recommandée après chaque séance :

  1. Rincez à l’eau froide pour éliminer la boue et les débris.
  2. Appliquez une solution antibactérienne douce (spray désinfectant ou eau savonneuse).
  3. Frottez légèrement avec une éponge non abrasive.
  4. Rincez abondamment à l’eau claire.
  5. Laissez sécher à l’air libre dans un endroit ventilé.

Évitez absolument la machine à laver pour les modèles avec coque rigide — la chaleur et la rotation dégradent les plastiques et les mousses. Certains modèles avec chaussette intégrée sont lavables en machine à basse température (30°C maximum), mais vérifiez les instructions du fabricant.

Séchage et stockage

Ne rangez jamais un protège-tibias humide dans un sac fermé — c’est la recette parfaite pour les moisissures. Laissez-le sécher au minimum 24 heures avant de le ranger. Évitez le soleil direct et la chaleur excessive qui fragilisent les matériaux synthétiques (élastomères, mousses, velcro).

Un porte-équipement aéré ou un filet de rangement suspendu dans votre casier constituent les solutions de stockage idéales.

Inspection régulière et signes d’usure

Avant chaque match, prenez 30 secondes pour inspecter votre protège-tibias. Les signaux d’alerte qui imposent un remplacement immédiat :

  • Fissures ou craquelures sur la coque rigide : elle ne répartit plus correctement les impacts.
  • Tassement du rembourrage : si la mousse a perdu son épaisseur initiale ou ne rebondit plus, elle n’absorbe plus les chocs.
  • Sangles ou velcro détériorés : un protège-tibias qui glisse est un protège-tibias inutile.
  • Déformation persistante : si la coque est déformée et ne s’applique plus correctement sur le tibia, changez-la.

Ne persistez pas avec un équipement dégradé sous prétexte d’économiser de l’argent. Un faux sentiment de sécurité est parfois plus dangereux qu’une absence de protection.


10. Combien dépenser ? Budget et rapport qualité-prix

Le marché du protège-tibias rugby couvre une large fourchette de prix, et il est possible de trouver un équipement efficace à tous les niveaux de budget.

Entrée de gamme (8 à 20 €)

Les modèles à moins de 20 € offrent une protection basique pour les entraînements légers ou les catégories jeunes peu exposées aux impacts violents. En général, la mousse est peu dense, la coque absente ou très fine, et la durée de vie limitée à une saison. Ils peuvent convenir pour une initiation ou pour des joueurs en catégorie loisir.

Milieu de gamme (20 à 50 €)

C’est la zone de confort du marché. Pour ce budget, vous accédez à des modèles certifiés World Rugby, avec une coque semi-rigide, une mousse EVA haute densité et un système de fixation fiable. C’est le rapport qualité-prix optimal pour la grande majorité des joueurs en compétition amateur ou régionale.

Haut de gamme (50 à 120 €)

Les modèles premium utilisent des matériaux de pointe (gel D3O, polycarbonate, manchon néoprène), offrent une protection malléolaire intégrée et une durabilité sur plusieurs saisons. Ils s’adressent aux joueurs évoluant à un niveau fédéral élevé ou souhaitant un investissement durable. La différence de confort et de protection par rapport au milieu de gamme est réelle et perceptible dès les premiers matches.

Ce qu’il ne faut jamais sacrifier

Quel que soit votre budget, ne faites jamais l’impasse sur la certification CE et sur l’ajustement correct. Un protège-tibias premium mal ajusté est moins efficace qu’un modèle entrée de gamme parfaitement dimensionné.


11. FAQ : les questions les plus posées sur les protège-tibias de rugby

Est-il obligatoire de porter des protège-tibias au rugby ? Cela dépend de votre compétition et de votre catégorie d’âge. En catégories jeunes, le port est souvent obligatoire. En senior, il est fortement recommandé mais rarement imposé par le règlement. Vérifiez les règles spécifiques à votre championnat auprès de votre club ou de votre ligue.

Peut-on utiliser des protège-tibias de football pour jouer au rugby ? Techniquement oui, mais ce n’est pas recommandé. Les protège-tibias de football sont conçus pour les impacts frontaux de tacle et ne sont pas certifiés pour les contraintes spécifiques du rugby (impacts latéraux, pressions répétées en mêlée, frottements). Pour une protection optimale, choisissez un modèle spécifiquement conçu et certifié pour le rugby.

Comment empêcher mon protège-tibias de glisser pendant le match ? Plusieurs solutions : optez pour un modèle avec manchon néoprène ou chaussette intégrée plutôt qu’un système à sangles velcro. Vous pouvez aussi utiliser du tape adhésif de sport pour sécuriser les sangles. Veillez surtout à choisir la bonne taille — un modèle trop grand glissera inévitablement.

À quelle fréquence faut-il remplacer ses protège-tibias ? En pratique intensive (2 à 3 séances et 1 match par semaine), comptez 2 à 3 saisons pour un modèle haut de gamme, et 1 à 2 saisons pour un modèle milieu de gamme. Remplacez-les dès les premiers signes d’usure critique (coque fissurée, mousse tassée, sangles défaillantes).

Mon enfant peut-il utiliser mes vieux protège-tibias ? Non, sauf si la taille correspond exactement à sa morphologie. Un protège-tibias adulte trop grand ne protège pas correctement un enfant et peut créer des gênes lors des mouvements. Investissez dans un modèle junior adapté à son gabarit actuel.

Les protège-tibias peuvent-ils prévenir les entorses de cheville ? Les protège-tibias classiques ne protègent pas la cheville contre les entorses — c’est le rôle des chevillères et des strappings. Cependant, certains modèles avec protection malléolaire intégrée réduisent le risque d’impact direct sur la cheville. Pour une protection complète de la cheville, associez votre protège-tibias à une chevillère adaptée.

Faut-il porter les protège-tibias à l’intérieur ou à l’extérieur des chaussettes ? La règle universelle au rugby est de porter les protège-tibias entre la jambe et la chaussette — c’est-à-dire sous la chaussette, chaussette passée par-dessus. Cela maintient le protège-tibias en place, évite les irritations cutanées et offre une surface lisse au contact adverse.


Conclusion : le bon protège-tibias, c’est celui que vous portez vraiment

Le meilleur protège-tibias n’est pas forcément le plus cher ni le plus lourd. C’est celui que vous portez à chaque entraînement et à chaque match, parce qu’il est confortable, bien ajusté et adapté à votre poste de jeu.

Prenez le temps de mesurer correctement votre tibia, de tester plusieurs modèles si possible, et de vérifier la certification avant tout achat. Votre tibia vous remerciera lors des prochaines mêlées — et vous pourrez vous concentrer sur ce qui compte vraiment : jouer au rugby.


Vous avez des questions spécifiques sur le choix de vos protège-tibias ? Laissez un commentaire ci-dessous, notre équipe vous répondra avec plaisir.

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